Un comportement d'opposition

 17 – Un comportement d’opposition :

Dans un premier temps, il convient de se questionner en équipe sur la ou les raisons de cette opposition : A-t-il mal ? A-t-il peur ? De quoi peut-il avoir peur ? Ou de qui ? Est-ce que je lui fais mal ? Les gencives me semblent-elle saines ? Sont-elles roses ou rouges ? Gonflées ? Est-ce qu’elles saignent ? Est-ce qu’il s’ennuie pendant le brossage ? Est-ce que je pense à verbaliser mes gestes ? A lui expliquer avant et pendant le brossage ? Ce comportement d’opposition fait-il partie de sa pathologie ?… Les questions sont nombreuses et variées, propres à chacun de nos clients. Il convient de se les poser et d’y répondre en équipe pluridisciplinaire si l’on veut vraiment avancer et permettre un mieux-être de la personne accompagnée. Mais aussi pour le bien-être de l’accompagnant qui verra son travail facilité. Pour les accompagnant familiaux, le dentiste ou le médecin généraliste peuvent être une aide. Vous pouvez également vous rapprocher des associations d’aide aux personnes handicapées et à leur famille. Ils vous orienteront sûrement vers un ou plusieurs professionnels de l’association.

 Il peut parfois être intéressant d’avoir une approche plus ludique. Il existe des brosses à dents qui font de la musique, on peut également utiliser des objets lumineux ou qui scintillent afin d’attirer l’attention sur autre chose. Parfois, il faut essayer plusieurs astuces avant de trouver la bonne, et oui ! C’est du cas par cas, il n’y a pas de formule magique, cela répond à la sensibilité de la personne accompagnée… En effet, cela demande du temps mais donne souvent des résultats positifs. La brosse à dents devient un objet qui ne fait plus peur, le brossage des dents se désacralise !

Les ateliers sont à utiliser… Le manque de temps des professionnels de l’accompagnement est un vrai problème, et chercher la bonne solution pendant les brossages quotidiens pour que son client « accepte » le brossage est une utopie ! Les ateliers peuvent être intéressants pour cela. Mené sous forme de jeux, le geste deviendra de plus en plus facile à accepter lors du brossage des dents après les repas.

Laurent, polyhandicapé, qui présente des troubles autistiques a fini par « accepter » le brossage des dents quotidiens. Son attirance pour la musique a été très utile. En effet, j’ai utilisé cet attrait pour attirer son attention sur autre chose… J’ai trouvé dans un supermarché une brosse à dents musicale, elle fait des gling gling quand on l’utilise. C’est une brosse à dents pour enfant, donc petite tête et douce, l’idéal. Aujourd’hui, il apprécie ce moment musical… et laisse l’accompagnant lui brosser les dents. Maintenant, reste à trouver la solution pour qu’il accepte que l’accompagnant arrête le moment du brossage ! Pour Laurent, pour les accompagnants professionnels de l’établissement et pour ses parents, cette brosse à dents a vraiment fait des miracles !

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